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Série de textes sur le thème du :

PASSAGE DANS LE TEMPS

 

L'ÉVASION

 

2009-2010

 

OXYGENE

 

Il est tard, comme toujours – c'est mon heure.
Je suis à Caen et j'ai rendez-vous demain matin à 6 h...
Il n'y a plus de bus. Je prends mon sac à dos et marche le long de la route déserte sous les lumières fades des réverbères vers l'horizon encore embrasé par le soleil couchant.
Un taxi m’emporte et j'arrive à destination.
Il est presque minuit. Les hôtels sont complets – même en ce mois d'octobre. Je sillonne les ruelles – personne de connu et ma charge commence à me peser. Je finis par trouver un endroit qui me convient. J'étale mon sac de couchage à même le sol, dans le noir absolu, mais qui au toucher me dévoile la présence d'herbes douces. La voûte  céleste parée de milliers d'étoiles m'aspire, m'apaise, m'intrigue...
Je suis où ? Je suis chez moi !
J'entends au loin le murmure de l'eau, des voix qui s'approchent puis qui s'éloignent.
J'ai froid – je mets encore un pull et des chaussettes et m'enfonce jusqu'au nez dans mon sac de couchage. Dans le noir de cette nuit se dessine un noir encore plus dense, haut, imposant et lentement je devine les contours des murs qui m'entourent. J'entends l'horloge qui égraine la nuit... il est 1h..., 2h..., 3h... Le sommeil me déserte, je ne suis pas fatiguée. Je me nourris d'autres choses que d'habitudes – je goûte aux mets célestes.

 

Il est 5h15’, je m'extirpe de mon sac. Je descends les quelques marches du village. Je retrouve l'hôtel qui m'avait promis de l'eau chaude. Avec les thermos, je grimpe les marches vers la grille qui ferme la cours extérieure. Dans l’alcôve profonde de murs imposants, j'étale le contenu de mon sac : biscottes, muffins, Kellog’s, fruits frais et secs, jus, thé et café – chauds !!!


Un à un ils arrivent en grimpant les hautes marches, encore endormis. Lentement une odeur de café s'élève dans le bleu incertain du matin...
Je suis là, nous sommes là... plus de soixante femmes et hommes.
Il est 7h.


Je suis là, nous sommes là... plus de soixante aventuriers  au pied du Mont St. Michel.   


Et sa silhouette majestueuse se détache petit à petit de l'écrin indigo de la nuit qui s'achève, emportant par sa flèche pointée vers le firmament mon âme - loin d'ici, près de moi...  

              

Heide Krüger/Octobre 2010


LE CARAMEL
 

Nous partons au camp pendant les grandes vacances.  Quelle joie de sortir de la ville.  Rien que d’y penser, je me vois déjà dans les bois des Ardennes.  Le voyage en autocar est prometteur, nous allons bien nous amuser.
Rendez-vous au local avec nos valises.  «Bonjour Mireille, salut Lily, êtes-vous prêtes à passer un bon séjour ? »  Mimie vient près de moi avec un chapeau de paille sur la tête (pour le soleil).  Il y a une grande agitation autour du car pour mettre toutes les valises dans le coffre.
Nous sommes très heureuses de nous revoir.  Cela papote dans tous les coins.  Tout à coups, le sifflet de la dirigeante retentit, nous montons dans le car cherchant à bien nous placer pour regarder ce qui se passe au dehors.
Monsieur le Vicaire, vêtu d’une soutane, suit le convoi sur sa moto que nous avons appelé : « Aglaé ». 
En route, je me mets à chanter et toutes reprennent en cœur. Une fille distribue des caramels et Mireille dit : « On devrait en donner à l’abbé, mais comment lui faire parvenir ? »  L’une  de nous a une corde, elle attache un caramel au bout de la corde, Rosa ouvre la fenêtre et fait signe à l’abbé d’approcher du car puis lance la corde en la tenant à l’autre bout et l’abbé reçoit le caramel.
Nous avons bien rigolé et cela nous a occupées pendant une partie du voyage.

 

Marie-Thérèse Mayenez/novembre 2009.

 


MISSISSIPI

 

 

Gare de Gembloux - 12h16
Je mange un sandwich acheté au snack de la gare.
Il est très bon. Je mange avec plaisir.
Je prends des cartons sur un comptoir pour compléter ma collection.


Je regarde l'horaire de train. Mon train est en retard.
Sur le quai un homme, noir de peau.
Oh!


Il me fait penser au Mississipi.
Il me rappelle Tom Sawyer.
Souvenirs des lectures.
L'homme semble sortir d'un roman de Mark Twain.
Panama, veste blanche, pantalon marron avec lignes verticales couleur rose, mocassins blanc et vert pastel.


Le rêve!
L'évasion!
Le train arrive!

Ank

 

 

IMPRESSIONS

 

 

IR Gembloux –Bruxelles                              
Automne
Feuilles jaunes, rouges, lilas… quelle beauté!
Sensation de douceur, harmonie des sens, bercement du train.

 

International Bruxelles-Basel
Hiver
Neige, brouillard, froid … envie de dormir.
Torpeur, froid, silence.

 

IC Bruxelles-Luxembourg

Printemps
Eveil des sens… envie de bouger!
Bourgeons en fleurs, chants d'oiseaux.

 

P – Bruxelles-Gembloux

Eté
La nature en fête… envie de chanter!
Eclats de couleurs.

 

Ank

 

 

 

 
LE BATEAU DE TONTON

 

-Si on n'y va pas maintenant, on n'ira jamais!
-Qui vient avec moi?
C'est ainsi que vendredi soir, ma sœur, mon petit-fils et moi démarrons, direction Nieuport.
Fin de journée sombre, grise, humide, tardive...Quelle idée!
-Tu connais le chemin?
-On a assez d'essence?
-J'ai pris des sacs de couchage.
-On improvisera une Saint Nicolas pour Libasse sur le bateau. J'ai caché des jouets au fond du coffre.
Il est minuit lorsque nous arrivons.
Retrouver le bon quai, descendre doucement vers le ponton, ne pas glisser, décoincer les talons entre les lattes de bois, s’agripper au cordage du bateau, se hisser.
-Mamy, j’ai peur!
-Je vais te soulever et Tonton va t'attraper.
-Bonjour Tonton Stéphane.

 

Mon frère, le plus égoïste, tous les week ends seul sur son voilier, à rouler sa cigarette et boire son verre de vin. Aujourd’hui, nous venons bousculer ta solitude, partager ton silence, le remplir de cris d'enfants. Que tu le veuilles ou non, tu seras Saint Nicolas.

Vite, les cadeaux cachés à la pointe du voilier.
Découverte. Merci Saint Nicolas !
Libasse se désintéresse vite de ses nouveaux jouets.
Il veut tout voir, tout savoir sur le voilier.
Sa petite tête rouge cagoulée dépasse du hublot.
Très longtemps...très longtemps, il regarde les bateaux qui l'entourent, se laisse bercer par le tangage, s’endort sous les étoiles.
Au petit matin, les yeux brillants, triomphant, il déclare :
-Mamy, dans la famille, c’est seulement Tonton Stéphane que j'aime.
Parce qu'il a un bateau !

 

Patricia Delefortery

 

 

 BRUXELLES -DAKAR

 

Décembre 1993
Bruxelles-Dakar
Sept heures d'avion avec Mafatim, c’est long !
-Tu connais mon Papa ? C'est Sidy Fall.
-Bien sûr que je le connais. Quel âge as tu?
-Cinq ans.
-C'est la première fois que tu viens au Sénégal?
-Oui, je viens pour me battre avec mon petit frère.

Rangée suivante.
-Tu connais mon Papa? C'est Sidy Fall

Toute la gente masculine africaine y est passée.
Je suis épuisée.
Ouverture du hublot, la « clim » nous éjecte dans un air brûlant, étouffant.
Premiers pas sur le tarmac.
-Mais, Maman ce n'est pas du sable !
 
Il est minuit. Un monticule de bagages sur le chariot et par dessus le tout Mafatim, fier dans son boubou coloré (son grand père lui a toujours dit qu'il est un descendant des rois du Sénégal).
Il guette, nous cherchons un visage familier.
-Ah! Voilà ! Dis bonjour à ton papa Abdou.
-Mais ce n'est pas mon papa !
-C'est son meilleur ami : tu dois l'appeler Papa.

Deux heures pour parcourir les seize kilomètres qui séparent l'aéroport de Thiaroye, banlieue populaire de Dakar.

Même à cette heure, la circulation est infernale, la pollution nous colle au corps : on dirait que toutes les voitures des casses d'Europe répondent -présent à l'appel du parc automobile de Dakar.
Le  long de la route, les noix de coco s'entassent en pyramides...ce jus, un vrai cadeau.
Des femmes nous dépassent, un plateau sur la tête contenant de minuscules sachets en plastique: pour quelques centimes, un petit sac d'eau nous désaltère.

C'est ainsi que finalement, nous pénétrons dans la cour de la maison familiale.
Le grand-père, dans sa chaise longue, égraine son chapelet.
Toute la maisonnée ainsi que les voisins ont les yeux rivés à la télévision.
Pas un centimètre au sol pour mettre le pied.
Seul, Pape Doudou, quatre ans, le petit frère de Mafatim, a remarqué notre présence.
-Nan ga deff
-Maf ! Réponds, dis bonjour à Pape Doudou.
-Eh ! N'oublie pas que tu dois m'appeler Papa !
Éclats de rires. Les grands- mères serrent entre leurs seins le « petit roi » venu de Belgique.
Nous sommes arrivés.
-Man Gui Fi c'est la formule traditionnelle pour répondre au -Nan Ga Deff.
Cela signifie -je suis là.
Oui, nous sommes là ! C’est un mélange de réconfort et d'angoisse...
D'abord dormir.      

 

Patricia Delefortery 2008                                   

 

IBOU SILLA

 

« Vas-y, entre » me dit Amadel. « C'est ici »
Mon cœur bat, les yeux me piquent, impossible de respirer ni de faire un pas.
Je serre dans mon poing la photo d'Ibou Silla.
J'y suis !
Je ne vois que ses yeux...
Je l'avais imaginé comme sur la photo : boubou blanc et coiffe rouge.
Je ne vois que ses yeux...
Pas de tapis, tissus ou coussins.
Ses yeux...
Ni musique, femmes ou enfants.
Juste ses yeux: points luisants dans l'obscurité de la chambre.
J'ose un timide : -Assala Maleikum 
-Maleikum Salam 
Ce bref échange de salutations me fait reprendre pied.
La fumée se dissipe, je reconnais l'odeur  du charbon de bois, de l'encens et du coq brûlé.
Amadel me fait signe de m'asseoir sur une natte en face de l'homme.
Ils échangent quelques mots que je ne comprends pas.
-Il demande les noms de ton père et de ta mère.
Ibou Silla les transcrit sur une planchette de bois à l'aide d'une baguette brûlée.
Il commence à calculer.
J'éloigne mon regard des chiffres pour faire le tour de la chambre.
Sur les murs, des cuirs, des peaux et des textes coraniques.

Le petit homme est assis au milieu de paniers contenant des poils, des perles, des cendres, des mues de serpents.
Il y a aussi des pots avec des encens.


Et une vasque avec un chapelet d'au moins mille grains.
-Voilà, il a fini. 
Le vieux marabout me tend un morceau de papier plié très petit.


-Il faudra que tu te fasses faire une bague en argent pour y mettre ce grigri. 


Il me tend une bouteille.


-C'est un bain. Tu peux aller derrière le paravent. Il faut le faire couler depuis le haut de ta tête et te frotter tout le corps en disant BISMILLA.
-C'est pour quoi ? 
-Ce sont des protections.
-Ah! 


Je me dirige vers le paravent tissé -je ne l'avais pas remarqué-
A l'arrière, se trouve une vasque en pierre.
Je retire mon pagne, mon tee-shirt, les perles multicolores que j'ai autour de la taille.
Je me place au centre de la dalle froide.

 

BISMILLA

 

Patricia Delefortery 2008

 


 
CHÉRIE, MON PIED ME FAIT TRES MAL

 

Cinq heures du matin, je replie mon tapis de prières.
Dieu exhaussera  mes vœux, pas de doute, demain je serai riche!

Une nuit comme toutes les autres
Les trois thés d'Abbaye
Un bon programme à la télé
Appels téléphoniques sympas

Thé-Télé-Prière-Téléphone
Thé-Télé-Prière-Téléphone
Les deux jours d'Aïda se terminent
Ici, les enfants sont grands, le riz au poisson délicieux.
Thé-Télé-Prière-Téléphone


Demain, je serai chez Betty avec les trois petits derniers.
-Ce qui  nous fait rester jeunes, ce sont les enfants ! 
Thé-Télé-Prière-Téléphone

 

Vite un SMS à Patricia  -Chérie, mon pied me fait très mal ! 
Lui rappeler qu'elle est tout pour moi :
Mon amie, ma mère, ma sœur....mon infirmière
Cela fait trois mois que je n'ai plus de nouvelles d’elle, ma chérie,


Où est-elle?

 

 

Patricia Delefortery 2008


VOYAGE EN GRÈCE

 

Un voyage en Grèce est organisé par un professeur du Collège de Floreffe, pour les parents d’élèves.
J’aime la Grèce, j’y suis déjà allée, il y a vingt ans.  Je décide d’y retourner.  C’est un pays magnifique, surtout le Péloponnèse.
Revoir tous ces hauts lieux antiques m’inspire : Olympe, Delphes, Athènes,…

 

 

Au cours du voyage, l’abbé qui nous accompagne me dit : « Quand vas-tu nous chanter quelque chose ? ».  Je réponds : « Nous sommes en vacances, je fais relâche. ». 

 


Les personnes qui nous accompagnent insistent et pour que l’on me laisse tranquille, j’ajoute sans réfléchir : « Quand nous serons à Epidaure ».


Ce lieu est très connu, c’est le plus grand théâtre antique en plein air.  J’y suis allée lors de mon premier voyage.
Nous visitons durant trois jours plusieurs lieux et nous voici arrivés à Epidaure.  Toutes les personnes me disent : « Ici, tu vas chanter, tu nous l’as promis ».


Nous arrivons au théâtre, un groupe d’Anglais chantent.  Notre petite troupe se dirige vers les gradins où il y a beaucoup de monde, et bien installés se mettent à scander : « Ma-rie-Thé--se ».
Des élèves du collège d’Erpent sont aussi présents.  Je me place au centre de la scène, j’ai l’impression d’être une fourmi dans ce lieu grandiose, et je dis : « Je vais vous chanter l’air de la Castafiore (Tintin).»  C’est l’air des bijoux dans Faust de Gounod.


Je me mets à chanter, ma voix porte sans forcer, c’est un rêve dans cette immensité, je suis au paradis.
Lorsque j’ai fini, une pluie d’applaudissements fuse de partout.  Des Anglais, des Grecques, des Italiennes et des filles d’Erpent viennent me féliciter et demander un bis. J’accepte et  leur chante l’air de la Tosca de Puccini.
C’est un souvenir qui reste pour toujours gravé dans mon cœur.

 

Marie-Thérèse Mayenez/ 9 février 2010.

 
 
PARTIR

 

Je regarde mon caddy. Je l'ouvre pour la troisième fois.
Tout y est. Pas plus de 10 kg de bagage.
Le check-in on-line est fait. Mon billet d'avion est en ordre et je le pose dans la partie supérieure du caddy pour l'avoir à porté de main.
Oh! Oui, j'avais fait une liste avec les vêtements à prendre, des documents à ne pas oublier et des cadeaux à donner. Je reprends encore une fois cette liste.
Oui, tout y est; mais… et si j'avais encore oublié quelque chose ?


J'ai bien mis 2 pantalons, 2 chemises, les chaussettes, etc…. Pas de savon, ni maquillage, je trouverai tout sur place. Seul outil nécessaire : ma brosse à dent.
Je reprends une douche. Je m'habille, mes bagages sont en place et je suis prête à partir.
Je regarde l'heure. Et si je partais maintenant? Mais non, il est encore tôt. Il suffit d'être une demi-heure à l'avance. Je me tais, mes mains sont moites, je soupire, je marche, et enfin, je décide: "je suis prête".
Je suis soulagée; mais sur la route je suis agacée, les voitures n'avancent pas; les gens roulent lentement, ils respectent vraiment les 50kms à l'heure, quelle perte de temps…

 

Et à nouveau : si… et si…. j'avais oublié quelque chose ? Mais non, j'ai n’ai rien oublié. J'arrive, j'arrive à la porte d'entrée, mais le scanner du check-in ne fonctionne pas.
Je me dirige vers le guichet. Le temps de l'embarquement est terminé. C'est tout.


-Vous êtes en retard me dit le steward.


Mes yeux sortent des orbites. Mes bras sont plantés sur le guichet; je me tourne vers le steward et j'explose. Le steward ne bouge pas, moi, je vais d'un guichet à l'autre, je saute, je parle, je crie.


Soudain une hôtesse a compris et j'ai mon ticket d'embarquement. Je suis accompagnée pour joindre les autres voyageurs qui sont déjà dans la salle d’embarquement, prêts à partir. Je cours, je transpire, je ne vois personne.


Enfin, j'arrive à l'embarquement tout juste. Ouf! Je suis enfin dans l'avion. -Mesdames et messieurs bienvenus à bord.

 

 

Ank

 

RIMES ET POÉSIE

 

 

Quelques mots de poésie
Quelques jeux de rimes
Commence alors la magie
Je m'envole, déploie mes ailes
Je décolle rejoindre le ciel
L'écriture me soulève
Et je me prélasse dans le rêve
La page se laisse courtiser par la plume habile
Tolère la rature, supporte la tache et souligne
La courbe de la lettre
L'encre dessine, épelle chaque mot
Et colore l'ouvrage, les phrases s'écoulent de mon stylo
Arrivée à la ligne, un répit avant de revenir parfumer les mots
Et la phrase se profile, l'idée prend de la couleur,
A vous de la lire, de la chanter, d'y réfléchir,
ou tout simplement de l'apprécier...

 

 

Masa

 

 

VACANCES


Sans réfléchir, continuer l’autoroute, pas de destination, pas d’horaires, s’arrêter ou l’on veut. Manger les plats de la région où l’on est. Se baigner dans la rivière. Sans enfants, sans téléphone : LE REVE.


En voyant un reportage à la télévision sur un couple qui avait vendu sa maison pour acheter un bateau et faire le tour du monde, je pensai : c’est pas avec lui qu’on ferait ça ! Quand mon mari me dit soudain : Tu vois on devrait faire comme eux.
Pas possible, on m’a changé de mari !

 

Pour les soixante ans de Guy, au lieu des cadeaux traditionnels, nous avions mis une tirelire pour lui permettre de réaliser son rêve : louer en carriole tirée par un cheval.
Nous sommes partis un weekend, seuls sur les routes, nous avons passé la nuit au lac de Virelles avec pour seule compagnie le bruit de l’eau et des bêtes nocturnes.


Le lendemain, la famille est venue nous rejoindre et les  petits enfants ont grimpé dans la carriole pour cette dernière journée. Nous avons l’idée de recommencer une semaine cette fois mais  la magie sera-t-elle encore là ?

 

 

Grany/mars 2010


 

 

D'UN POINT A L'AUTRE

 

Partir d'un point
Lentement
Pour une durée indéterminée
Marcher ou rouler à vélo
Doucement
Vivre seconde après seconde
Pas de projet
Pas de contrainte
Pas de poids
Légèrement
Me nourrir des gens rencontrés
Goûter les saveurs locales
Goulûment


Toucher, palper, sentir
Être touchée, caressée
Sensuellement
Découvrir, rêver, dessiner, écrire
Merveilleusement
Flâner, dormir
Goûter la mer, le sable, l’oisiveté
Paresseusement
Pour arriver à ce point
Point de rencontre avec le soleil
Qui prendra soin de moi
Lentement Doucement Légèrement Goulûment Sensuellement

Merveilleusement

Paresseusement
TORRIDEMENT

 

Patricia Delefortery