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Transgénéalogique

 

 

TRANSGÉNÉALOGIQUE

 

LA LOGIQUE FAMILIALE

 
Chaque famille obéit à des lois verbales et non-verbales
« Chez nous, c'est comme ça ! »

 

 

 

 

Pour faire partie du clan, il faut en respecter les règles (aussi absurdes soient-elles.) Cette logique familiale n'est pas nécessairement juste. Seulement, elle se transmet fidèlement à chaque génération. Trop souvent, « Je t'aime si...» sert de système éducatif.

Très jeunes, nous sommes conditionnés par le folklore de notre tribu. La « norme » selon chaque famille, fait office de Loi. Une fois adultes, il nous faut réaliser que le modèle familial ne correspond pas à une loi universelle !

 

 

 

 

Quelques normes familiales qui se transmettent de générations en générations :

 

" DANS NOTRE FAMILLE "

 

 

•  On ne parle jamais d'argent

• On ne demande rien à sa famille (d'ailleurs on ne recevrait rien.)

•  Les parents dépensent tout leur argent de leur vivant pour ne rien laisser à leur décès.

•  On habite dans la même rue ou la même maison que ses parents.

•  On fait semblant d'aimer ses enfants.

•  On vit avec sa mère.

•  Les enfants ont tous les droits.

On leur donne tout et on ne leur demande rien.

•  On vit à crédit, toujours endetté, jamais rassuré.

L'argent est investi dans des achats futiles.

•  On arnaque son prochain. On exploite les autres.

En réalité, on s'en sert. On se fait prendre en charge.

•  On échoue.

 

*

L'expérience personnelle des ancêtres sert de repère

ou de balise aux descendants.

 

La réussite dans un domaine se transmet au fil des générations : bonheur en amour - excellente santé - confiance en soi - chance matérielle. Les portes s'ouvrent. La magie opère. L'acquis se perpétue.

Curieusement, l'échec et la souffrance aussi se lèguent bien souvent. Mais le scénario familial n'est pas une fatalité !

 

La puissance du clan

 

Lorsqu'un individu tente de réactualiser les règles familiales, il risque de se heurter à d'importantes résistances aux changements. On dirait parfois que le clan tout entier se lève pour ramener la brebis égarée dans le troupeau ! Dans ces conditions, il est très douloureux de se libérer. Le prix à payer est souvent lourd de conséquences : chantages, représailles, exclusion. Beaucoup de personnes, mal préparées, préfèrent abandonner leur pouvoir à la famille, car la pression est trop forte.

 

 

Les bénéfices indirects à rester sous l'emprise familiale

 

En restant dans une situation inconfortable, on en retire des avantages, souvent inconscients. Même si on souffre, ne rien changer, offre des compensations. Le fait de mettre ces mécanismes de conservation à jour, permet de comprendre pourquoi on reste bloqué.

 

Ces bénéfices cachés sont souvent très logiques : la crainte de blesser l'autre - de se sentir insécurisé ou coupable - d'affronter l'inconnu. La peur du manque, de la solitude est alors mise en balance avec le besoin de changement.

 

 
L'intérêt d'effectuer une étude des liens transgénérationnels

 

 

D'abord, c'est un bon moyen pour établir un bilan. Il est intéressant de connaître l'histoire de nos origines, afin de comprendre nos racines. Pour cela, on commence par effectuer un tri dans la légende familiale : « qu'est ce qui est vrai ? Qu'est ce qui est tronqué ? Que m'a-t-on raconté ? L'ai-je vérifié personnellement ? Quelles valeurs familiales me conviennent ? A quel « programme » j'obéis, même inconsciemment ? Qui me soutient dans ce clan ? »

 

Ensuite, cela permet de recadrer l'Histoire. Son histoire. «  Je suis issu de la rencontre entre ces deux lignées, paternelle et maternelle. Quelles conclusions puis-je en retirer ? »

 

Enfin, comprendre la logique familiale permet de prendre conscience de tout un système, somme toute assez simple (mais que beaucoup ignorent.) Et d'accepter les limites de ce système. C'est un peu le « mode d'emploi simplifié de la famille. » Où vais-je si je suis les traces de mon clan ?

 

 

C'est aussi l'occasion de réfléchir à ce qu'on transmet aux générations futures. On peut comprendre que notre ascendance obéisse à d'anciennes règles. La plus répandue étant l'interdiction de confronter ses parents à leurs erreurs. « Tu honoreras tes parents » est devenu « tu ne leur parleras pas de tes émotions » Pourquoi ne peut-on pas dire à son père ou à sa mère : «  tu sais, j'ai souffert, enfant, de cette attitude que tu as eue à mon égard. » C'est un tabou.

 

Le parent interdit l'expression de l'émotion. Au lieu de prendre le temps de l'accueillir, il s'empresse de se justifier : «  je n'avais pas le choix. Je l'ai fait pour ton bien. » « Je suis trop vieux/trop vieille pour reparler du passé. » « Ne dis rien à ta mère. Elle en mourrait ! » « Tu vas me rendre malade. » Et l'enfant, devenu adulte, « prend sur lui », se sacrifie, protège ses parents. puisque c'est ce qu'on lui demande implicitement de faire. Sa colère, sa peine, ses questions ne sont jamais entendues.

 

 
Avons-nous envie de procéder de même avec nos descendants ?

 

Non. Il faut donc se libérer, d'abord, de nos propres chagrins d'enfants. En honorant notre enfant intérieur, nous restaurons la vérité et respectons enfin nos propres besoins. Cela ne signifie nullement que nous rejetons notre famille. Nous avons simplement fait un pas de côté pour l'observer, en toute objectivité.

 

 

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